Amélie, du blog Chlorophylle en Lémurie Intérieure

Depuis quelques temps déjà,nous avions repéré ce blog haut en couleurs, rempli d’idées de recettes parfois simples, parfois insolites voire ….inattendues ! L’alimentation vivante peut être source d’inventivité et Amélie nous le prouve au quotidien ! Découvrez dans ce témoignage son parcours, ses sources d’inspiration et son approche de la crusine au quotidien !

Amélie, du blog Chlorophylle en lémurie intérieure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour Amélie

Tout d’abord, pourriez-vous nous dire qui vous êtes en quelques mots?

Je suis artiste plasticienne, j’ai suivi une formation artistique et parallèlement, j’ai travaillé de nombreuses années avec les enfants (milieu scolaire en France et Centre de Petite Enfance à Montréal)  mais l’espace-cuisine a toujours été celui où quelque part je me sens le mieux. Comme un lieu propice au bien-être et à la création.

Vous avez lancé depuis plusieurs mois le très beau blog « Chlorophylle en Lémurie Intérieure », d’où vous est venue cette envie?

Voilà bientôt deux ans que j’ai découvert l’alimentation vivante et après avoir quitté Montréal pour l’Espagne (en septembre 2011), tout était réuni afin que je puisse me consacrer à temps plein aux arts crulinaires et à ma pratique artistique (sculpture textile-dessin…)

Ainsi, cette envie de blog est née du changement, j’avais envie de partager au quotidien pour inciter ou inspirer. Et surtout faire découvrir tout en enrichissant ma pratique crulinaire, permettre à toute personne de se dire, « Oh ! Mais ce n’est pas si compliqué au quotidien d’ajouter un peu de cru dans mon assiette…» et ainsi de se rendre compte que cela peut leur apporter un mieux-être global.

L’alimentation vivante nous fait un peu redécouvrir notre corps, elle lui offre une meilleure énergie, une stabilité émotionnelle, on se sent simplement plus vivant ! En disant cela, je ne cherche pas à convaincre, je pense simplement qu’il faut que chacun fasse ses propres expériences, chaque corps est unique avec des besoins qui lui sont propres, il faut apprendre à l’écouter plus parfois qu’à s’écouter ou écouter ce que la société nous « dicte ».

Vos recettes sont toujours très originales, aussi bien en terme de composition que de couleurs. D’où vous vient cette culture culinaire, ce goût des saveurs et des couleurs ?

Le monde végétal est ma première source d’inspiration, il m’arrive souvent de faire le marché simplement à la recherche de fruits et légumes qui vont nourrir mon processus créatif.

La couleur tient une place importante dans ma création et dans mes choix vestimentaires aussi ! La vie est plus gaie en couleurs même si en noir et blanc c’est très romantique !

Ma culture culinaire, c’est en vrac : manger de tout, croquer dans les tomates fraîches et savoureuses cultivées par mon grand-père ou manger des framboises fraîchement cueillies, faire le marché le dimanche matin avec mon père lorsque j’étais plus jeune et plus tard découvrir un nouveau restaurant trois ou quatre fois par mois à Lyon, avec lui (pas du tout végétalien, ni cru, mais très inspirant !), cuisiner les légumes, faire de la pâtisserie, photographier et dessiner les denrées vivantes fraîchement rapportées du marché et toujours soigneusement choisies…

La liste est longue, je suis une amoureuse inconditionnelle du monde végétal.

J’aime jouer avec les couleurs, avec les saveurs. C’est quelque chose de magique et d’inépuisable. L’alimentation vivante a cela d’incroyable qu’il est toujours possible de modifier, remplacer, substituer pour faire avec ce que l’on aime et/ou satisfaire les envies et les besoins de chacun (goût, allergies, intolérances..).

Je n’utilise que des produits biologiques et tente de privilégier le local, ce n’est pas toujours évident mais ce sont des contraintes que je tiens à respecter. Toutes mes recettes sont vivantes, végétaliennes et sans gluten.

 L’alimentation vivante a-t-elle toujours fait partie de vos habitudes ou est-ce plutôt une révélation ? Dans ce dernier cas, à quand remonte le déclic ? A la suite de quel parcours ?

C’est plutôt une révélation. Cela faisait plusieurs années que je mangeais très peu de viande ou de poisson et puis, en décembre 2009, je découvre par un enchaînement de choses que je suis intolérante au fromage et aux produits laitiers. Moi, grande adoratrice de fromage ! J’arrête alors d’en manger et en ressens rapidement les bienfaits. Suite à cela j’emménage  assez rapidement au Québec et je me documente alors plus précisément sur les alternatives possibles pour ne pas avoir de carence. C’est ainsi que je découvre l’alimentation vivante par Crudessence.

Mon premier geste révélateur, le smoothie vert pour démarrer la journée (soit arrêt du café ! Voilà deux ans que je ne bois plus une goutte de café !), j’ai alors tellement plus d’énergie ! Mon petit déjeuner devient bien plus énergisant ! Et rapidement, je supprime le pain, instinctivement je crois… C’est le second changement important et je ressens un réel mieux être.

Finalement, aimant les légumes et les fruits naturellement, j’en mange simplement plus encore, privilégie le vert et les smoothies.

Le changement se fait naturellement et rapidement. Je découvre une alimentation qui semble être en parfaite adéquation avec toutes mes préférences alimentaires et qui me donne des ailes et de la bonne humeur !

L’alimentation vivante, très vite me donne la sensation d’un équilibre global, corps et esprit se sentent à la fois plus légers, plus dynamiques, plus heureux, plus vivants ! Je n’ai jamais eu de problème de poids ou de santé important, ce sont simplement des changements qui font que soudain, on comprend mieux notre corps, on est plus capable de l’écouter et de répondre à ses besoins.

Aujourd’hui, je mange cru à 90%. Et végétalien à 98%.

Mon  goût s’est transformé et j’ai peu de plaisir à manger des aliments cuits non végétaliens. Les 2% non végétaliens restants viennent dans un contexte qui me permet de les apprécier mais ce sont d’une certaine façon des moments un peu spéciaux, et je les aime parce qu’ils sont rares.

 Au quotidien, comment vivez -vous d’un point de vue social ce choix d’une alimentation vivante ?

Au quotidien à Montréal, c’était simple. J’avais mes adresses ! La plupart de mes repas se faisait avec suffisamment de choix pour satisfaire tout le monde et la plupart de mes amis sont végétariens, végétaliens ou curieux et tolérants !

En Espagne, c’est plus compliqué. Bio et végétalien… J’ai trouvé deux ou trois lieux mais le choix est restreint et il faut toujours s’assurer qu’ils entendent bien végétalien et pas végétarien… Et les restaurants végétaliens testés ne sont pas forcément de qualité alors au final, je suis souvent plus satisfaite de manger chez moi.

Je pense que socialement, en se tournant vers cette alimentation, on rencontre des gens ayant des aspirations semblables, on cherche des lieux qui peuvent correspondre à nos attentes et finalement les relations sociales n’en deviennent alors pas plus compliquées.

Et puis oui, des fois, on se retrouve dans des situations moins simples mais l’écureuil que je suis a toujours des graines ou des noisettes dans son sac. Un fruit frais et des fruits séchés à picorer avec discrétion si cela est nécessaire !

Vous résidez en Espagne, est ce que la crusine y est répandue ? Est-ce facile de trouver des restaurants proposant du cru ?

NON ! Pas du tout ! Il y a un restaurant cru (la crucina) à Madrid mais à Barcelone, non, pas pour le moment. Je trouve quelques produits comme les noisettes, le sésame, les noix de Grenoble crus mais pour la plupart des ingrédients je passe par internet, via keimling ou market veg, et puis j’avais fait un petit stock de supers aliments au Québec avant de revenir.

Certaines personnes que je rencontre connaissent un petit peu mais ce n’est pas très répandu. J’en parle autour de moi quand la situation est propice à ce type d’échange et les gens questionnent, il y a une curiosité mais ce n’est pas du tout dans les habitudes alimentaires, les fruits et légumes bio ont la vie dure à Barcelone. Je m’attendais à ce que ce soit plus simple dans une région aussi ensoleillée avec un hiver qui a des airs de printemps.

Sur votre blog, dans votre présentation, vous parlez du ronronnement de votre déshydrateur…..on a le sentiment que cet appareil berce votre vie au quotidien et qu’il est presque une source de réconfort……est-ce exact ?

Mmmmhh, oui, la boîte noire n’est pas discrète ! Je ne sais pas si je peux dire qu’il est une source de réconfort, mais il est source de joie. Je l’ai tant attendu ! J’avais vraiment hâte et c’est un vrai bonheur que d’avoir cet outil. J’aime quand il laisse s’échapper de délicates odeurs, la douce chaleur qui liquéfie l’huile de coco, sèche les torchons, tiédi un lait ou un chocolat chaud… C’est toujours un peu une fête de s’en servir ! Lorsque je suis dans ma cuisine (minuscule cuisine !) et qu’il ronronne, il m’isole un peu du reste du monde.

Est-ce que vous vous fixez des challenges en cherchant à élaborer des recettes crues ? Et combien de temps vous faut-il pour « trouver » les bonnes associations  de produits, de textures, de couleurs…?

Mon challenge c’est de réussir à me surprendre et surprendre ! La plupart du temps, une fois que j’ai suivi une recette, j’ai besoin de la refaire en la modifiant et puis progressivement elle se transforme.

Parfois j’ai envie d’une couleur, parfois d’une saveur ou d’une texture… C’est ce qui guide mes recherches. Et puis je crois que je n’ai pas peur des associations. J’ai toujours à l’esprit les 5 saveurs, la clé d’une recette réussie (sucré-salé-amer-piquant-acide).

Je ne publie mes recettes que si j’en suis assez satisfaite !

Mon envie c’est de proposer de la diversité, diversité de goût, diversité visuelle, diversité en termes de simplicité ou complexité, diversité par rapport au matériel nécessaire.

Je trouve important qu’il y ait des recettes pour tous les jours, simple et rapide, où l’on peut substituer des ingrédients si besoin et puis d’autres plus complexes qui permettent aussi de diversifier, de montrer la richesse de cette alimentation, l’éventail des possibles, pour faire envie, intriguer. Nous ne mangeons pas que des salades et des graines !

Quel est  pour vous le repas cru idéal que vous pourriez recommander à nos lecteurs ?

Aujourd’hui ou tout du moins par rapport à cette période, je répondrai un smoothie vert assez léger comme le Persil et Pamplemousse (ou dans cet esprit), des lasagnes printanières avec une petite salade verte et/ou de fenouil et orange avec des graines germées. Et puis, une assiette de 4 desserts avec « LE » brownie, un macaron ardent, une petite compotée crue un peu épicée de poire citronnée et une petite bille énergétique à l’érable, qui fait l’unanimité ces temps-ci.

 

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    6 réponses à Amélie, du blog Chlorophylle en Lémurie Intérieure

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